pesticides, insecticides, herbicides….

De récentes études épidémiologiques suggèrent que les pesticides pourraient contribuer au développement de maladies neurodégénératives, comme les maladies de Parkinson et d’Alzheimer. Au sein de la famille des pesticides, les insecticides sont souvent les plus incriminés pour leur caractère neurotoxique. Néanmoins, leurs mécanismes de neurotoxicité et leur impact en santé publique demeurent largement inexplorés. Parmi les molécules les plus étudiées, la roténone et le paraquat perturbent principalement la fonction bioénergétique mitochondriale, les équilibres redox, le métabolisme des espèces réactives oxygénées, et ils promeuvent l’agrégation de l’α-synucléine. Par ailleurs, de nouvelles études suggèrent un rôle important de la susceptibilité génétique, soit dans le cas de formes héréditaires rares de la maladie de Parkinson, soit de manière plus générale par le biais de polymorphismes des enzymes métabolisant les pesticides, comme cela a été récemment illustré pour les pesticides organophosphorés.
Depuis les années 1980, les enquêtes épidémiologiques ont évoqué l’implication des pesticides dans plusieurs pathologies chez des personnes exposées professionnellement à ces substances, en particulier des pathologies cancéreuses, des maladies neurologiques et des troubles de la reproduction. Ces enquêtes ont également attiré l’attention sur les effets éventuels d’une exposition même à faible intensité lors de périodes sensibles du développement (in utero et pendant l’enfance).
De nos jours, un enfant sur six aurait un handicap, touchant principalement le système nerveux. C’est du moins ce qu’estiment Philippe Grandjean et Philip Landrigan dans leur ar ticle qui dénombre 202 substances chimiques industr ielles présentes dans l’environnement, susceptibles d’être neurotoxiques et qui pourraient donc être à l’origine de ces NDD ( neurodevelopmental disorders ) [1-3]. Ces NDD vont du simple défaut d’attention à des troubles beaucoup plus graves : hyperactivité , THDA (trouble d’hyperactivité avec déficit de l’attention), diffi culté d’apprentissage, retard mental sévère, autisme.
La plupart des pesticides et 90% des insecticides sont des neurotoxiques
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L’Agence européenne de sécurité alimentaire (EFSA) a jugé mardi que deux insecticides néonicotinoïdes -l’acétamipride et l’imidaclopride– pouvaient être neurotoxiques pour l’humain, et prôné une réduction des seuils actuels recommandés d’exposition.
Selon une etude menee en 2006 a Harvard, l’exposition aux pesticides augmente le risque de Parkinson de 70%.
chez des agriculteurs hommes utilisant des pesticides,  le risque de développer la maladie de parkinson était multiplié par 5.6 et celui de développer la maladie d’alzheimer multiplié par 2.4 par rapport à des groupes non exposés à des pesticides
Dès 2012, une étude toxicologique parue dans la revue PloS One a comparé les effets des pesticides sur les cellules nerveuses lorsque ces produits étaient pris séparément puis lorsqu’ils étaient associés. Résultat : la combinaison de trois fongicides courants, multiplie par vingt à trente les effets dommageables sur le système nerveux ! Des résultats qui donnent de sérieux indices pour comprendre l’augmentation des cas de maladies d’Alzheimer, de Parkinson et sclérose en plaque ces dix dernières années.
Des études scientifiques et des témoignages d’apiculteurs montrent que l’Imidaclopride (Gaucho) et le Fipronil (Régent) font courir un danger à la survie des abeilles et surtout, à la santé humaine !
Les pesticides organophosphorés agissent sur le système nerveux. Ils partagent tous le même mécanisme d’action principal qui consiste à bloquer la dégradation d’une substance, l’acétylcholine, au niveau des connections nerveuses. Ceci entraîne une accumulation de cette substance provoquant d’abord un effet stimulant, puis un effet inhibiteur sur la transmission de l’information par les cellules nerveuses. Les OP utilisés comme insecticides sont responsables d’une mortalité élevée par intoxication. Les effets aigus des organophosphorés lors de surdosages, intentionnels ou non, ou lors d’expositions massives sont bien connus et consistent en un dysfonctionnement du système nerveux. Les symptômes peuvent inclure la nausée, des vomissements, une faiblesse, une paralysie, une hypersalivation, un ralentissement du rythme cardiaque et des convulsions. L’empoisonnement peut être mortel par asphyxie due à la faiblesse des muscles respiratoires. L’intoxication chronique conduit à des atteintes neurologiques. Les pesticides organophosphorés peuvent entraîner une dégénérescence des nerfs périphériques. Des expositions chroniques à faibles doses ont été associées à des effets du comportement.
Les produits neurotoxiques
Les effets toxiques des produits chimiques, dont des pesticides et des solvants, sur le développement du cerveau du foetus et de petit enfant sont en général négligés alors qu’ils pourraient avoir induit des troubles neurologiques chez des millions d’enfants dans le monde, selon des spécialistes de santé publique. La toxicité de ces produits sur le cerveau du foetus intervient à des doses bien inférieures que pour l’adulte, notent-ils dans un article mis en ligne mercredi par la revue médicale britannique The Lancet.
Selon les données préliminaires de l’imagerie cérébrale recueillies chez de jeunes garçons et filles âgés de 6 à 11 ans, en effet, un pesticide organo-phosphoré très utilisé à travers le monde, le chlorpyriphos-éthyl (ou chlorpyrifos ou CPF), aurait un impact persistant sur la structure du cerveau des enfants qui, in utero, ont été exposés à des niveaux élevés de ce produit – parce que leur mère a, durant sa grossesse, inhalé cet insecticide, consommé des aliments pollués par celui-ci, voire été contaminée par l’absorption du produit à travers la peau. Le chlorpyriphos est présent dans de nombreux pesticides utilisés en agriculture, mais aussi dans des produits à usage domestique pour les pays qui n’en ont pas interdit l’usage.
«Pour ces quinze maladies, le lien est établi de manière forte. Et pourtant, une seule, Parkinson, est reconnue maladie professionnelle par la MSA [Mutualité sociale agricole, NDLR], note le médecin. En France, la première véritable étude date de2006. On a du retard à l’allumage. C’est une sorte de cécité sinon organisée, du moins tolérée.»
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Un commentaire pour pesticides, insecticides, herbicides….

  1. eliane dit :

    le problème, c’est que si pour la toxicité aigue des pesticides, le rapport de causalité est clairement identifié, il n’en est pas de même pour la toxicité chronique qui est beaucoup plus malaisée à cerner avec précision. voir La prévention des risques professionnels des pesticides : http://www.officiel-prevention.com/protections-collectives-organisation-ergonomie/risque-chimique/detail_dossier_CHSCT.php?rub=38&ssrub=69&dossid=506

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